Union européenne et Union pour la Méditerranée

Dossier spécial :

l’Union européenne et l’Union pour la Méditerranée

Lancée en 1995, l’idée d’un accord de libre échange entre l’UE et les pays du sud de la Méditerranée a abouti en 2008 à un processus porté par l’Union pour la Méditerranée, sur des thèmes communs : autoroutes maritimes, dépollution de la mer, plan solaire méditerranée, université euro-méditerranéenne. L’Union pour la Méditerranée regroupe les 27 états membres de l’UE, la Commission européenne, 16 pays méditerranéens et la Ligue arabe.

Les échanges économiques en chiffres pour 2010 entre les 2 Unions

181 milliards d’euros, soit 13,4% du total des exportations de l’UE, exportés vers le Sud

145 milliards d’euros, soit 10,4% du total des importations de l’UE, dirigés vers l’UE

soit 70% des exportations des pays du Sud

dont 59 milliards d’euros de gaz et pétrole et 8 milliards en produits alimentaires

L’Union européenne est consciente que la lutte contre la pauvreté dans les pays du Sud, passe par la modernisation de l’agriculture et l’accès des produits aux marchés.

Financement / Démocratie, un tandem indissociable

Quand le monde arabe bouge, l’Europe réagit. En mars 2011, José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, déclare : « nous sommes là pour les aider et contribuer à ce que l’espoir l’emporte définitivement sur la crainte et que la liberté triomphe définitivement de la répression ». En septembre 2011, il souligne: « le Printemps arabe, c’est une transformation profonde qui aura des conséquences très importantes, non seulement pour ces peuples mais aussi pour nous, pour notre Europe ». José Manuel Barosso propose une aide globale aux pays de la Méditerranée de 4 milliards d’euros pour 2011/2013 et de passer à 18 milliards d’euros pour 2014/2020. L’Europe n’a pas les moyens de faire face seule à ces propositions. Au cours du G8 à Deauville en mai 2011, s’est établi un véritable partenariat des pays les plus riches en faveur des pays arabes ayant participés au Printemps.

En parallèle, la Fondation des femmes pour la Méditerranée, crée en juin 2011, s’efforce de former les femmes à trouver leur place dans la société arabe.

Les Institutions financières internationales, la BEI, le FMI, la BERD (banque européenne pour la reconstruction et le développement) sont prêts à investir. Mais tous les partenaires sont d’accord sur une condition : « plus d’argent pour plus de démocratie ».

 

 

 

 

 

 

 

 

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